[Portrait] Le footballeur ghanéen

Le VIP bus qui nous ramène de Ranong après notre escapade dans les îles, propose un repas. C’est compris dans le billet. Vers 22 h 30, il s’arrête. Alors que nous descendons sur une aire peuplée de voyageurs en transit et de vendeurs alertes, une voix amplifiée nous invite à entrer dans une salle à manger immense. Les néons, le micro, la cohue : voilà un réveil efficace.

« C’est du porridge de riz mais si vous voulez du vrai riz, c’est à côté », nous lance notre voisin de table dans un anglais plutôt correct. Il semble être habitué. C’est ainsi que nous l’avons rencontré, le temps d’une pause sur la route, en pleine nuit, entre deux cycles de sommeil. Même pas eu le temps de lui demander son prénom mais il est ghanéen, la trentaine passée, et il est venu en Thaïlande pour jouer au football. Un africain qui vient jouer au foot en Asie, ce n’est pas commun.

« Je continue encore deux ans et j’arrête ! », confie-t-il. En attendant, il doit faire le trajet jusqu’à Bangkok pour renouveler son visa, comme tous les ans. Il joue dans l’équipe de Chumpon, un peu au nord de Ranong, côté golf de Thaïlande. Il est venu tenter sa chance car « le Ghana, c’est un très beau pays pour y vivre, mais si tu n’as pas d’argent tu ne fais rien ». Alors il essaie, histoire de voir s’il peut percer et faire de l’argent. D’ici deux ans, sa carrière sera terminée et il se lancera dans la mode, car avant de venir ici, il l’a étudiée à l’université mais sans jamais y travailler. Il a déjà réfléchi à tout. La Thaïlande est un pays parfait pour y monter sa marque et y faire produire des habits à moindre coût.

Le temps de pause est écoulé, il faut remonter dans le bus. « We have to fight ! », nous dit-il plusieurs fois. Ses mots raisonnent.

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3 commentaires

  1. Salut les loulous !
    Je me permets de laisser un commentaire ici alors que ce dernier n’a rien à voir avec le ghanéen ! Cependant, peut-être le savez-vous déjà, ou peut-être que je ne suis franchement pas douée, mais il ne semble pas y avoir la possibilité de laisser un com dans l’article « Cours de cuisine thaïe à Chiang Mai » !

    Alors non pas que je néglige le portrait de ce cher ghanéen, mais je voulais plutôt évoquer la bouffe quoi ! Enfin, l’avoir écrit et je regrette déjà le terme de « bouffe »… Car entre la manière de raconter cette cuisine fine et subtile, la description des aliments couramment consommés et les photos, il y a comme un respect à imposer ! Vous dire : à regarder les photos, j’ai presque cru qu’elles étaient animées tellement mes yeux s’excitaient…. :-P

    Je crains ne pas avoir tous ces ingrédients (du galanga, on en trouve nous ?) mais promis-juré-pas craché que si je le fais, je vous envoie des nouvelles ! (Sinon, je peux aussi tenter d’innover un croque-monsieur de feuilles de riz aux crevettes, chocolat-gingembre et courge musquée ?!)

    En espérant que tout aille toujours bien pour vous, je vous embrasse bien fort avant les prochaines news !

    • Véronique

      Hello ! Ah oui, y’a un de ces ‘blèmes dont on ne sait d’où ils viennent… Ravie que les photos t’aient donné envie d’y goûter car c’était effectivement super bon, tu t’en doutes. Le galanga, tu peux peut-être en trouver dans les magasins exotiques, ça ressemble à du gingembre mais avec des racines un peu plus dodues. Gros bisous !

    • Véronique

      Je voulais juste te dire, même deux mois après, que j’avais enfin trouvé la solution au problème… Et comme tu peux t’en douter, c’était terriblement simple ! :-D

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